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1978 - Quand les jeunes donnent des leçons aux adultes...

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Lise Chambost et son poney se sont battues jusqu'au bout

Quelques jours avant le raid certains participants (des habitués), qui devaient engager plusieurs chevaux, avaient contacté les organisateurs pour désapprouver un article du règlement prévoyant un poids minimum cavalier/équipement. Ou bien on annulait cette disposition ou bien ils ne venaient pas.

Sans doute les épreuves d’endurance peuvent-elles difficilement se passer de certaines participations. Est-il pour autant souhaitable d'annuler tel article du règlement à quelques jours de l’épreuve ? on peut pourtant supposer que cette disposition, qui s'inspire des règlements en vigueur dans les autres pays, avait été bien réfléchie.

La décision d'y renoncer a été prise finalement d'une manière telle que certains concurrents sont arrivés sans en être informés. L'auraient-ils su, qu'il auraient amené des cavaliers plus légers. Ils me l'ont dit.

Nous reviendrons sur cette disposition, qui était prévue dans le projet initial de règlement des épreuves d'endurance, car elle mérite d'être examinée de plus près.

Quoi qu'il en soit il n'est pas sans intérêt de constater que dans le groupe de tête à l'arrivée du raid de Montcuq il y a eu une majorité de poids légers.

Ce qui a caractérisé cette épreuve, c'est la température, élevée pour la saison. Dès la première étape, le samedi, les chevaux étaient en nage. Un élément naturel s'était combiné avec le temps extraordinairement chaud, à savoir que les chevaux avaient déjà mis leur poil d'hiver, qui a fortement contribué à leur déshydratation. De plus, on a malheureusement assisté encore à un phénomène attristant à force d'être répété: une vitesse élevée de la part de quelques-uns qui s'obstinent à croire que s'ils ne sont pas dans le peloton de tête ils n'ont aucune chance de gagner.

Un seul cheval avait une forme remarquable parmi les meneurs (et, me semble-t-il, pas encore son poil d'hiver). Il est significatif non seulement qu'il ait gagné mais encore qu'il ait remporté le prix de la meilleure condition.

Il fallait le voir dans son box après le raid, le poil brillant, l'œil vif, sans trace d'accablement ni de fatigue. Elle, car il s'agit en fait d'une jument de sept ans, est anglo arabe et a contribué, avec sa cavalière Marianne Antonin, à une victoire espagnole, signe renouvelé du caractère international de ces deux jours de Montcuq.

Trois cavaliers espagnols et deux Américains y ont participé. Ces deux derniers : Diana Ripley et Smokey Kilian sont des habitués de l'endurance venus de Californie où ils ont disputé plusieurs fois la Tevis Cup.

Ils ont tenté leur chance sur deux chevaux connus: «Barol» vainqueur à Nantes en 1977 et à Mane cette année, et «Dixie», septième à Florac cette année.

Le handicap de ces Américains était de n'avoir eu que quatre jours pour tester leurs montures.

Dès le samedi soir, Smokey Kilian déplorait d'être entraîné par les autres à soutenir un train qui ne permettait pas de doser son effort sur deux jours comme il l'aurait souhaité. Il aurait bien voulu changer d'embouchure, mais les modifications de dernière heure ne sont jamais idéales.

Il remarquait aussi, ce qui nous fût confirmé ensuite d'autres sources, que le train était irrégulier, certains lançant des accélérations répétées sans motif valable. Cela s'est retrouvé dans les contrôles vétérinaires.

CHEVAUX ESSOUFFLES...

Beaucoup de chevaux sont arrivés essoufflés. Les phénomènes d'inversion se sont aggravés au point d'amener les vétérinaires à retarder de dix minutes le départ de plusieurs chevaux au cours de la deuxième journée.

D'autre part, on a pu noter que les chevaux dont le cœur était revenu à un rythme calme après vingt minutes, avaient encore un rythme respiratoire trop élevé et en inversion.

Mais le pire, sans doute, a été de voir des cavaliers fonçant au galop vers la ligne d'arrivée alors qu'aucun concurrent ne les talonnait et qu'ils n'avaient aucun adversaire à battre sur le fil.

CHRISTINE FALQUE EXEMPLAIRE

Malheureusement pour les faux défenseurs des courses d'endurance ils ne peuvent prétendre ni à la connaissance ni à la compétence nées de l'antériorité. Ils ont beaucoup à apprendre de ceux qui les ont précédés depuis longtemps et ils ne pourront prétendre les égaler que le jour où ils sauront se dire avant de prendre le départ : «La bonne tenue de mon cheval a cent fois plus d'importance qu'une hypothétique place dans les cinq premiers».

S'il y a une consolation au refus d'«écouter» son cheval, à la rage de la compétition et aux fanfaronnades; je la trouverai volontiers chez les jeunes.

Christiane Falque, sachant qu'elle montait un «5 ans»peu entraîné, a sagement mené cet entier loin derrière les autres, plus pour participer que pour se battre. Or, on sait que malgré ses quatorze ans, elle a fait preuve dans d'autres circonstances d'une belle combativité.

L'autre jeune, c'est José Letartre, montant lui aussi un entier arabe, débourré depuis seulement cinq mois.

Il a dû abandonner après Cahors, mais il faut savoir que ce garçon, de quatorze ans lui aussi, est handicapé des deux jambes et ne peut se servir que de ses cuisses. Lorsqu'il s'est arrêté, il avait parcouru 130 km en deux jours.

Des larmes coulaient sur ses joues après son retour à Montcuq mais c'est sur son cheval qu'il pleurait. Deux belles leçons à méditer, pour beaucoup d'adultes, non ?

Ch. DANNE

Sources : archives de D. Letartre




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