1993 - A l'épreuve des landes bretonnes

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La 5* édition du Raid des Monts d'Arrée accueille, ce week-end, les championnats de France d'endurance équestre. Une épreuve de haut ni,veau qui implique une
organisation d'envergure : près de 200 bénévoles s'évertuent ainsi à rendre opérationnel le site de l'ancienne gare de Locmaria, près de cinq hectares de prairie en bordure de l'Aulne. L'effervescence est à son paroxysme en gare de Locmaria, un peu comme aux plus beaux jours du Réseau breton. Il faut dire que cette année, le petit bourg, au pied de la légendaire forêt de Huelgoat, ne se contente pas de recevoir les concurrents du traditionnel Raid des Monts d'Arrée, mais bel et bien des compétiteurs de haut niveau, parmi les 110 sélectionnés pour l'épreuve nouvellement unique du championnat de France d'endurance équestre. Autant dire qu'à bien des égards, les données de l'organisation ont été sensiblement perturbées, à l'occasion de cette 5è édition du spectaculaire raid breton.

Un authentique village équestre

Les espaces verdoyants des rives de l'Aulne voient ainsi leur intimité foncièrement troublée par l'installation d'une structure d'accueil aux dimensions gigantesques. Un authentique village équestre s'est progressivement élevé au gré de l'engouement de la double centaine de bénévoles placée sous les ordres énergiques de Jean-Pierre Allegret, le
président du comité organisateur du Raid équestre des Monts d'Arrée (COREMA). Une tâche considérable et de longue haleine qui devrait permettre aux cavaliers et aux montures d'évoluer dans les meilleures conditions. 


Les chevaux au repos avant les efforts considérables demandés par le raid

Outre les dizaines de boxes spécialement conçus pour préserver la tranquillité des chevaux, un point vétérinaire, un restaurant, une crêperie, une tente de presse ainsi que divers stands d'exposants entourent le centre névralgique de l'épreuve, le secrétariat organisateur.

Autrement dit le lieu où seront centralisées toutes les informations inhérentes au déroulement des compétitions.

Au bas mot, un travail de titans au service d'un raid qui, cet été, prend un tour éminemment singulier.

L'équipe de France championne du monde présente

En effet les monts d'Arrée sont, l'espace d'une fin de semaine, le théâtre de la nouvelle formule des championnats de France de la discipline, dans le cadre de la saison 1993. Une véritable aubaine pour les organisateurs, qui trouvent en l'occurrence la consécration de plusieurs années d'efforts afin d'élever le raid équestre au rang des événements phares de l'équitation en Bretagne mais également à l'échelle de l'hexagone.

Dans ces conditions, le parcours initial de 130 km s'est étiré sur 160 km, normes internationales obligent, à travers les monts et vaux du parc national d'Armorique : l'enclos sculpté de Plounéour-Ménez, La Feuillée ainsi que la Mine constitueront autant de points-contrôles vétérinaires qui permettront aux spectateurs de s'immiscer au coeur de l'ambiance de la course officielle qui aura lieu samedi, à partir de 5 h du matin. Réveil aux aurores pour les concurrents parmi lesquels évolueront  trois des six cavaliers français champions du monde d'endurance équestre en 1992. Les couleurs locales seront représentées notamment par Jean Le Gac, le pionnier de la spécialité en pays bigouden. Au demeurant, un plateau d'une cinquantaine de compétiteurs de haute tenue, dont les pérégrinations auront comme préambule le premier critérium national open de la presse (à partir de 12 h aujourd'hui) et comme prologue une pittoresque épreuve pour chevaux de trait montés. (Dimanche, de 8 h 30 à 12 h). En  trois mots, un événement original et insolite savoureusement agrémenté de contacts publics avec les membres de l'équipe de France sur le point de s'envoler outre-Manche pour les championnats d'Europe d'endurance équestre 1993. La fête s'accompagnera également de l'inévitable fest noz à la mesure des manifestations'du week-end.
     

Nelly Mercier
Une virtuose de l'attelage

Nelly Marcier a su guider Aurore avec brio pour s'adjuger la deuxième place du concours.

Brillante seconde du concours de l'attelage à la fête de l'agriculture de Landeleau, à quelques insignifiantes foulées du champion de France 1990 de la spécialité, Nelly Mercier, une jeune Spézètoise de 26 ans, a séduit jury et public par l'élégance de son style. A dire vrai, l'accueillante employée avicole s'était inscrite au concours avec la seule ambition de se faire plaisir. L'aspect compétition ne l'avait qu'à peine effleuré tant elle percevait l'événement comme l'opportunité d'entretenir une nouvelle forme de liens avec la jeune jument dentelle tenait les rènes.

A l'évidence, la symbiose entre la meneuse et "Aurore", un robuste cheval de trait breton, fut proche de la perfection puisque
seul Bernard Le Gall, un ancien champion de France rompu aux vicissitudes de la maniabilité, a su devancer l'équipage. spézètois.

20 petites minutes d'entraînement ! 

De son côté, Nelly n'avait jusqu'à dimanche dernier guère eu l'occasion de s'initier aux difficultés d'un vaste parcours que les spécialistes ont qualifié de technique : "Mon unique expérience antérieure fut ma participation au concours départemental du Sud Finistère, à Mellac, où j'avais terminé quatrième sur vingt-cinq", avoue-t-elle modestement. 

A Landeleau, en dehors de la préparation de l'attelage, propriété de son oncle, c'est dire de la remise en tat du Char à bancs et de la décoration du harnais, sans oublier la toilette de la jeune jument, vingt infimes minutes d'entraînement lui ont permis d'entrer dans le vif du sujet. Autant dire que sa performance créa la surprise sur le parcours agrémenté d'un pont, d'un gué et de quelque dix-huit portes. 

Un plaisir intense 

Secondé par Guillaume Rivoal, son cousin, elle reconnaît son manque de concentration lorsque nous avons heurté .l'un des plots de la porte 11. Résultat, cinq puis dix points de pénalité à l'issue de la première épreuve, et une sixième place en prime. Mais le déroulement du clou de la journée, l'épreuve chronométrée, allait lui offrir la délicieuse sensation d'allier vélocité et esthétisme, sans jamais commettre la moindre faute. Au bout du compte, elle aime à préciser qu'elle n'a a pris connaissance d'aucune de ses notes, parce que l'important consistait avant tout à me faire plaisir. La docilité de sa compagne Aurore, son accoutrement de Bretonne de la Belle Epoque , l'allure altière des chevaux de trait, le soutien de l'entourage familial ont contribué à mué l'esprit de compétition en une atmosphère savoureusement joviale. Au bas mot, une expérience à renouveler absolument pour une jeune femme qui aura imprégné le concours de sa grâce, l'extrême acuité de son approche du terrain ou encore de la stupéfiante décontraction avec laquelle elle amené son attelage au sommet de l'épreuve.




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